27 octobre 2007
3 jours pour tout refaire
Une rentrée en triple, trois vagues successives, la première parfaite, belle, propre. La deuxième détruisit tout jusqu'aux fondements même d'une vie basée sur des choses pas si fiables. La dernière vint raser à nouveau la molle construction que j'avais esquissée en légo prenant pour modèle le beau poisson qui frétillait sous ma pupille. Pupille absente, table rase donc à nouveau et abandon au creux de rien, au creux de l'imprévu facile. Trop facile. Et ce bel ourson qui me suit aveuglément et ma crinière qui s'en veut de tant d'artifice. S'en rendra t-il compte un jour, que je joue? A la barbie, aux légo, et à arracher des petits bout de moquette dans chaque pièce conquise jusqu'à apercevoir le beau bois qui est dessous et dire non finalement je vais mettre un tapis et m'assoir dessus.
Bon bref. au final je pédale, j'explore la rive droite de paris, de la seine et de mon encéphalie précoce, je dis bonjour à des milliers de gens naïvement et refuse de payer ma bière quatre euros cinquante. Je préfère pédaler encore et encore comme seul moyen d'évasion du boulevard. Monter mes cinq étapes successives pour me retrouver dans un nid douillet en compagnie de charmants oiseaux. Pour ne plus être seule, pour redécouvrir mon lit, pour me rappeller que paris maintenant c'est chez moi.
04 octobre 2007
Yéti dans la brume avance à pas de louvette au travers de rares pissenlits
Je m'effondre de 50 étages, je m'écroule de toute ma langueur, je m'explose à terre et vire en des milliers de larmes, je vais mourrir d'avoir trop été heureuse, dans ton virage tu m'ejectes au sol, me propulses trop loin de toi. Mes ressources vitales sont coupées, je vais me rachitir, ma peau va s'assécher autour de mes os et je vais me recroqueviller un minuscule petit tas... Mes mains racleront le sol de leurs dernière forces implorant le passé de ne pas partir si vite, implorant ton bolide de ralentir, de faire demi tour et de pas prendre une autre blonde sur le bord de la route. NE pas me remplacer... Surtout, ne pas me remplacer...
Je t'attendrais sur le bord de cette route exactement là où tu m'as laissée, je ferais même plus la pute, je cueillerais même pas des paquerettes, j'essaierais même pas de mévader. Je m'assirais là sur ce petit caillou qui me tiendra chaud, ce petit support, qu'a été nos deux ans et je m'y accrocherais comme le seul élément constructif de ma vie.


