Brouettes et corde à linge

...o°°o0o° dreaming drawing crabouilling °o0o°°o... "Ton corps est un fruit appétissant fait pour que d'autres y mordent, et le savourent ; Souris ! Souris, et sois heureuse ! Souris, et déshabille-toi !"

23 mars 2009

Ya ya Ringe ringe raja

Après avoir vomi mes dernières pensées d'adolescente détraquée, je pense sérieusement à fermer ce blog, qui a plus servi à me deverser de mon ressentiment envers le genre masculin qu'à publier des choses artistiques qui aurait pu avoir un intérêt si je ne les avait pas flanquées de ces paroles dramatiques, ces appels au secours (...)

Mais ces dessins y sont bien puisqu'ils sont issus de ce ressentiment. Et le fait que je n'ai jamais redessiné depuis prouve à quel point la mal-être s'y était niché.

Aujourd'hui j'aimerais reprendre le dessin, en espérant, mais je le sens, j'en suis sure, que ce ne sera que par simple envie de crayonner ici et là et de montrer, en toute dignité, aux autres, que ouais jpeux faire des trucs sympas et aller bien même temps.

ô doux petit rayon de soleil printanier, ô doux bel amour me sortant de l'hiver, ô douce enfant que je chéris, ô ma vie qu'elle est belle avec ou sans homme à mon bras,

je renais.

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Blonde.

J'ai plusieurs petites questions à poser à quelqu'un qui a conçu le monde et les filles dans mon genre (genre blonde perfectioniste à tendance masochiste).
Entre autres, pourquoi est-ce que je suis toujours impressionnée par cette gente masculine draguante et hypnotisant les pauvres fillettes dans mon genre. Je crois que c'est parce que je suis faible, et cette faiblesse fait que:
je ne suis pas capable de voir le mal dans un beau mâle qui drague et qui me veut
je me sens faible parce que je suis persuadé que l'homme a fait plus de choses que moi, connait mieux le monde parce qu'il a plus voyagé, a plus d'amis parce qu'il est plus sociable, a une meilleure approche des choses parce qu'il sait réfléchir, a un mode de vie complètement différent du mien et qu'il m'ouvre les yeux sur ma pauvre condition. Bref je le prends pour modèle. Un modèle qui m'assure des jours heureux dans une vie future. Je fantasme, idéalise et quand j'apprends que l'objet de mes rêves porno-orgasmiques a vu dans la petite blonde ordinaire que je suis, un objet indispensable à sa vie/à décorer son lit, je jubile et me donne. Entièrement. Mon corps se soumet, et immédiatement, mon esprit suit en laissant derrière lui les cadavres de relations bien rangées avortées. Carnage. Je suis fière, meurtrière et je porte sur mon visage les couleurs de ma nouvelle appartenance. Je poignarde mon coeur et crache sur mes sentiments et sur celui qui ose m'en donner. Je me sens comme patriote d'un état dictateur, complètement soumise au culte de l'apparance, du corps et du sexe... je suis belle et dépendante, soumise et aveuglément amoureuse d'un bélâtre qui a simplement bien joué son rôle et qui a obtenu mon cul en guise de trophée tous les soirs avant de se coucher.
Je suis drogué à l'homme, à la bite et à la jouissance.
Mais je suis avant tout une idéaliste perfectioniste prête à tout pour suivre Celui qui m'impressione, Celui qui m'offre la jouissance ponctuelle... Celui qui flambe et qui court loin devant moi et qui m'entraine dans un monde où je me perds...
Et duquel j'espère tant, à force de soumission, obtenir la domination c'est à dire l'amour.
Se soumettre pour mieux régner. Mon corps n'est qu'un appat pour faire venir Celui dont je veux les sentiments.
Alors on se rende compte qu'on a toujours dominé cet infâble animal, qu'est le mec.

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26 février 2008

Moj muc

Photo011Je sais. Je suis absente. Je suis où? En Turquie, en Slovénie, dans la neige à me creuser un igloo sur, ça fait pas mal de tomber sur la neige! Oh mais j'ai peur, les temps sont rudes dans ces pays froids, on s'habitue à tout, finalement le plus dur n'est-il pas de rentrer en laissant derrière soi ce grand désert blanc magique...?

Rentrer sur le les trottoirs durs de Paris, se heurter à ces épaules et ces yeux noirs si peu crédibles, s'avouer ne pas être celle ci, cette petite, minuscule, chose, que, l'on, veut, protéger, s'approprier, que, l'on, veut, près, de, soi, mais, pas, trop, non, plus... Parce, que, l'amour, c'est, pas, ça...

Prendre le pas, grimper la colline, tourner le regard et avancer aux devant des peurs. Ne reste que Bastille, cet effroyable carrefour ouvert sur des profondeurs qui me perce le ventre, cet appartement sombre et ce parquet sale, ce canapé qui colle et cette couette déchirée. Non je ne veux plus y aller, mais je ne veux surtout ne plus rien ressentir à ce sujet, ni attirance, ni haine.

Tout comme l'échelle blanche est devenue un jeu de mémoire, mais un jeu que je maitrise, j'espère bien que ma couette à ronds jaunes, tes caleçons troués et ce qu'ils cache et tes gentillosités ne me feront pas tourner de l'oeil à chaque pas en direction de la Bastille.

Un jour peut être j'aimerais la Bastille.000015

Un jour peut être je pardonnerais, parce que je ne sais encore si tu es loup ou chien, si tu es vrai ou beau parleur, si tu es fort ou bel et bien minable, si ce que tu as dans le slip n'est pas qu'une apparance.

Oh mais je vais arrêter de régler mes comptes.

Désormais je ne suis qu'amour et sourire envers ce joli petit minois et ses petits yeux. HUUM

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15 janvier 2008

héroïne

fanny_bor_copie

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01 janvier 2008

crevette 2008

6850118J'ai comme le goût du plaisir revenu en une nuit, le goût du corps et de tout ce qu'il recelle de plus dégoutant fabuleux. Les temps ont changés, LN vacille mais ne s'effondre pas, elle marche à pas de louve sur le plancher qui craque, réajuste son pijama et laisse tomber une bretelle rose. Elle s'enfouie sous une couette souillée et le plafon tourne, sa tête aussi, elle voudrait enfermer ses cris, mordre et frapper celui qui la contraint, mais ce n'est qu'un matelas dur qui subit les coups et LN oublie. Cinq minutes après elle penche la tête de côté, les larmes montent, ses lèvres statiques taisent les milliers de pensées qui jaillissent soudainement dans sa cervelle rose. Elle se recroqueville jusqu'à s'effacer et ne former qu'une crevette sur le carré blanc.

Il ne reviendra pas, Oh non, cette place est à un autre.

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26 décembre 2007

je ne serais pas cette putain de mariédeuxenfantunpavillonunscénic

et je n'aurais pas d'argenterie pour mon mariage!

Je n'aurais pas une maison à moins de 30km de la première ménagère aux tupperware, je n'aurais pas d'enfants kiabi, ni de mari ventru, je n'aurais pas de télé dans ma cuisine ni de toile cirée sur la table, je n'aurais pas de napperon sur la télé, ni de pantoufles roses, jamais je ne compterais mes petites cuillères en argent ni n'enmènerais mon gosse à quick. Je n'aurais pas de voiture familiale bien aspirée, ni de chien qui court dans le joli jardin comme sur la pub. Je n'aurais pas de géranium à ma fenêtre, je ne mettrais jamais les pieds à conforama. Mon bien aimé n'aura pas de rasoir electrique ni de TomtomGo pour noël et on ne mangera pas de la tarama rose.

Mes gosses auront les joues rouges, de la boue sur leur tee shirt petit bateau, ils mangeront des gâteaux à la canelle à 4heures. Je roulerais dans une voiture qui n'aura plus de toit et passerais mes après midi dans mon atelier, je vivrais en blouse tachée de peinture multicolore. Mes gosses mangeront des flocons d'avoine et du lait entier le matin. Une bibliothèque géante occupera les murs et il fera bon vivre dans les herbes folles du jardin où s'entasseront milles et un objets insolites, qui seront milles et un jeux d'enfants. L'homme aimé sera robuste et aimant, roy_lichtensteinil ne se lavera pas deux fois par jour et ne comptera pas ses cheveux blancs, il sera là, il sera libre, il aura le regard noir et loin mais sa bouche chaude comblera toutes mes nuits et chacune des joues rouges de la maisonnée.

n'est pas puritaine
amoureuse admirative
d'un marginal
qui veut !

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24 décembre 2007

cycle entétant


mamine_pensveEt voilà petite hélène tu aurais du te sauver en courrant, partir très loin de l'influence de ce loup et de son excécrable mentalité.

Dois-je recommencer à nouveau pour chacun des loups que je croise? Même s'ils sont bons, qu'ils ont des choses intéressantes à m'apprendre, dois-je aussi fuir?

Rassurez-vous, quand je suis heureuse je ne me pose pas toutes ces questions.

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02 décembre 2007

J'utilise des mots mais ce ne sont pas les bons

Quelques gouttes sur le carreau, froid dehors, chaud dedans, sous la couette et lovée au creux de bras chauds. Raccord avec soi, savoir quand rester, savoir partir, revenir. Ne plus aimer, être en paix avec les tourments. espérer qu'on me pardonne. Pardonner. Aimer à nouveau.

Les choses se casent, Oh oui enfin! Les souvenirs se radoucissent, ma vie s'éclaire, mon avenir se prolonge au loin, le bleu de ses yeux, son enthousiasme, le frêle creux de sa main, l'oeil rond, la pomette rose, lèvres muettes, sourire en coin. A jamais, les pieds dans l'eau et la tête ailleurs, dormir dans les herbes, oublier.

Des bras et encore des bras, une valse élancée sans fin me projette au devant...

Mucha2

Souris d'autres bras t'attendent !

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27 octobre 2007

3 jours pour tout refaire

V_lo_NB_luminosit__balanceUne rentrée en triple, trois vagues successives, la première parfaite, belle, propre. La deuxième détruisit tout jusqu'aux fondements même d'une vie basée sur des choses pas si fiables. La dernière vint raser à nouveau la molle construction que j'avais esquissée en légo prenant pour modèle le beau poisson qui frétillait sous ma pupille. Pupille absente, table rase donc à nouveau et abandon au creux de rien, au creux de l'imprévu facile. Trop facile. Et ce bel ourson qui me suit aveuglément et ma crinière qui s'en veut de tant d'artifice. S'en rendra t-il compte un jour, que je joue? A la barbie, aux légo, et à arracher des petits bout de moquette dans chaque pièce conquise jusqu'à apercevoir le beau bois qui est dessous et dire non finalement je vais mettre un tapis et m'assoir dessus.

Bon bref. au final je pédale, j'explore la rive droite de paris, de la seine et de mon encéphalie précoce, je dis bonjour à des milliers de gens naïvement et refuse de payer ma bière quatre euros cinquante. Je préfère pédaler encore et encore comme seul moyen d'évasion du boulevard. Monter mes cinq étapes successives pour me retrouver dans un nid douillet en compagnie de charmants oiseaux. Pour ne plus être seule, pour redécouvrir mon lit, pour me rappeller que paris maintenant c'est chez moi.

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04 octobre 2007

Yéti dans la brume avance à pas de louvette au travers de rares pissenlits

brume_bordoJe m'effondre de 50 étages, je m'écroule de toute ma langueur, je m'explose à terre et vire en des milliers de larmes, je vais mourrir d'avoir trop été heureuse, dans ton virage tu m'ejectes au sol, me propulses trop loin de toi. Mes ressources vitales sont coupées, je vais me rachitir, ma peau va s'assécher autour de mes os et je vais me recroqueviller un minuscule petit tas... Mes mains racleront le sol de leurs dernière forces implorant le passé de ne pas partir si vite, implorant ton bolide de ralentir, de faire demi tour et de pas prendre une autre blonde sur le bord de la route. NE pas me remplacer... Surtout, ne pas me remplacer...

Je t'attendrais sur le bord de cette route exactement là où tu m'as laissée, je ferais même plus la pute, je cueillerais même pas des paquerettes, j'essaierais même pas de mévader. Je m'assirais là sur ce petit caillou qui me tiendra chaud, ce petit support, qu'a été nos deux ans et je m'y accrocherais comme le seul élément constructif de ma vie.

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